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Pierre Rolland l'homme des Alpes PDF Imprimer Envoyer

Pierre Rolland, vous semblez submergé de bonheur ?

Cela fait six mois que j'en rêve de cette étape ! Dans le final, je n'avais plus de jambes, j'avais seulement ma tête mais je n'ai pas lâché ! Je suis allé au bout du bout, en repensant à tous les sacrifices consentis. A mes amis, que je n'ai pas vus depuis 6 mois. A ma famille, qui subit mon rythme. Oui, c'est une grande émotion. Tous ces sacrifices, c'était un choix payant.

Le Tour, pourtant n'avait pas bien commencé pour vous et votre équipe ?

En trois semaines on peut tout connaître dans le Tour, on peut pleurer de peine, pleurer de joie. Crever de chaud, crever de froid, être premier, être dernier. En dix jours, ont peut passer d'une peine immense à un bonheur incroyable. C'est vrai, il y a eu des moments difficiles et notamment ma chute dans l'étape de Metz où je me suis fait mal et très peur.

Il y eut aussi la polémique du début de Tour ?

Honnêtement, au début ça m'a fait ni chaud ni froid mais quand on s'est fait chahuter par le public, je l'ai très mal vécu. Ça m'a affecté. Quand on fait bien son travail et qu'on est propre, c'est dur. Le soir du prologue, j'étais très abattu. A deux doigts de partir de chez moi. Après en France, le public a été sympa et je n'ai plus envie d'en parler...

Quelle est la part de Thomas Voeckler dans cette victoire d'étape ?

Thomas, depuis quatre ans que je suis avec lui, a gagné trois étapes et porté le maillot jaune dix jours. Hier, tout le monde sait par quoi il est
passé depuis plusieurs semaines, mais c'est un chef. Mercredi soir, je l'ai croisé à l'arrivée, il a dîné à 22h30. Je ne l'ai vu que dans le bus, une demi-heure, ce matin. Dès que je suis arrivé à Bellegarde, près des membres de l'encadrement, on m'a dit « demain c'est ton tour, demain c'est ton tour !». La victoire de Thomas m'a retiré de la pression, le Tour était réussi. Au général, je n'avais rien à perdre. Finir 15e ou 20e c'est pareil. Y'a que les dix premiers qui comptent et
encore seulement pour l'équipe. Tout aurait pu être compromis quand vous êtes

tombé dans la descente du col du Mollard ?

Je ne suis pas tombé fort comme dans l'étape de Metz mais j'ai pensé à ma maman en espérant qu'elle ne regarde pas la télé. Ce n'est rien, quelques égratignures. Aujourd'hui, ce n'est pas ça qui pouvait m'empêcher de gagner ! »