Accueil
Boonen taille patron ! PDF Imprimer Envoyer

Tom BoonenEn remportant son quatrième Paris-Roubaix (2005, 2008, 2009 et 2012), Tom Boonen est définitivement entré dans la légende. Non seulement il rejoint son compatriote Roger De Vlaeminck, recordman de victoires sur cette classique, mais il devient aussi le premier coureur à réaliser pour la seconde fois le doublé Tour des Flandres et Paris Roubaix la même année (2005 et 2012).
Dans un Paris Roubaix bouclé à la moyenne vertigineuse de 43,476 km/h - la moyenne la plus rapide de l’époque moderne - le coureur de la formation Omega-Pharma Quick Step a confirmé son statut de favori en survolant les débats. Une victoire à la Cancellara diront certains qu’il a bâti à 52 kilomètres de l’arrivée lorsqu’il a choisi de durcir la course. Hormis son équipier Terpstra, personne ne parviendra à prendre sa roue. Un coéquipier qui lui donnera juste la main le temps de deux à trois relais appuyés et voilà Tom Boonen parti pour un contre la montre effréné de plus de 50 kilomètres. Un pari complètement dingue, un truc de « ouf » vous diront les jeunes.
Derrière la chasse est menée par les coureurs de la Sky Flecha, Hayman, Boasson Hagen et Stannard qui ne ménagent pas leurs efforts pour tenter de revenir sur le coureur belge. Mais en vain puisque l’écart ne cesse de grimper en faveur de l’échappé. Ballan puis Boom tenteront à leur tour de relancer l’allure mais sans plus d’efficacité. Tête dans le guidon et avec une facilité presque déconcertante, Tom Boonen file vers son quatrième succès sur le Paris Roubaix. A part un incident mécanique, plus rien ne peut l’arrêter et c’est en véritable héros qu’il est accueilli sur le vélodrome par un public en délire. Derrière les paris vont bon train lorsque Boon, Flecha et Ballan entrent sur ce même vélodrome. Seulement c’est Sébastien Turgot (Europcar), revenu de nulle part, qui va rappeler au bon souvenir des siens qu’il fut un jour pistard. D’un boyau il devance sur la ligne d'arrivée Allessandro Ballan (BMC) et s’offre son premier podium sur une classique de renommée.
Turgot, ça ne vous dit rien ? Le coureur de la formation Europcar n’est en effet pas un inconnu à Châteauroux. Il a déjà pris des places d’honneur sur l’avenue de La Châtre : en 2010 avec une huitième place lors de la Classic de l’Indre sous les couleurs de BBox Bouygues Telecom et en 2011 sous les couleurs d’Europcar avec une autre huitième place lors de l’arrivée de la septième étape du tour de France remportée par un certain Mark Cavendish...