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Beau succès populaire pour cette 7e édition de la Classic de l’Indre. Les 900 bénévoles mobilisés pour l’événement ont rempli leur rôle respectif avec toujours autant de sérieux, ce qui a permis une organisation sans faille. Météo aidant, le public berrichon a répondu en masse au rendez-vous. Dans l’attente du départ le matin, à Châteauroux, avec la présentation des 156 coureurs au public, mais également tout au long de l’épreuve. Ardentes, premier village traversé, avait donné le ton.
Le cas s’est généralisé par la suite avec du monde partout. Pour arriver à une foule compacte, sur le circuit final dans le tourniquet castelroussin, notamment derrière les barrières de l’avenue de La Châtre. Premier gros motif de satisfaction pour Jean-Luc Pernet et toute son équipe d’organisateurs.
Autre point positif, le parcours : sur les routes sinueuses et accidentées du sud de l’Indre qui ont permis, outre la beauté du paysage, de durcir la course et d’assister à une échappée au long cours, avec quatre hommes en tête pendant plus de 120 km. Le peloton, s’il a laissé le quatuor prendre jusqu’à 6’30 d’avance, a néanmoins contrôlé la situation et c’est bien sur le circuit final qu’a eu lieu la grande explication. Au moment de la jonction avec les quatre valeureux du jour, un groupe d’une trentaine d’éléments a pris la poudre d’escampette au Poinçonnet, et a abordé le circuit avec une trentaine de secondes d’avance. Seulement, il leur fallait tenir la meute en respect pendant encore plus de 30 km. Une mission a priori impossible avec un avantage si maigre. Sauf que, dans ce groupe, on retrouvait l’ensemble de l’équipe BBox Bouygues Telecom, ainsi que cinq Radioshack, plus le Suisse Elmiger (AG2R), qui avaient bien dans l’idée d’aller au bout. Ils ont fait de la résistance mais l’avance de 14’’ à 15 km de l’arrivée s’est avérée insuffisante. Romain Feillu (Vacansoleil), Ravard (AG2R) et autres Lequatre (Radioshack), pointes de vitesse tricolores, également présentes en tête, attendaient, eux, leur heure, sans produire d’efforts outre mesure.
Le regroupement général se produisait à quatre kilomètres du terme et c’est une nouvelle arrivée au sprint qui se dessinait dès lors clairement. Les Saur-Sojasun installaient leur « train » avec quatre coéquipiers chargés de lancer Jimmy Casper pour une troisième victoire sur la Classic (2005 et 2009). Le vainqueur de l’an passé, lancé par Engoulvent, en tant que dernier étage de la fusée, sortait trop vite de sa boîte. Casper était trop court et Romain Feillu, jusque-là bien calé dans sa roue le dépassait sans peine, semblant avoir alors course gagnée… Le Loir-et-Chérien, « maudit » à Châteauroux avec deux 2e et une 3e place lors des trois dernières éditions, était lui-même « sauté » sur la ligne par Anthony Ravard, qui avait jailli au moment opportun. L’explication entre sprinters français a bien eu lieu. Et c’est Ravard qui s’est montré le plus malin, le plus patient surtout, obtenant son second sacre à Châteauroux.
Bretagne-Schuller peut être considérée comme l’autre vainqueur du jour, la 9e place de Florian Vachon lui permettant d’accroître son avance aux classements individuels et par équipes.
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