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Les avis convergent pour accorder un avenir radieux à Romain Sicard. Le possible futur grand coureur français roulera dans l’Indre dimanche.
Bien sûr, il y a les victoires d’étapes. Six cette année sur les routes du Tour de France. Mais depuis 1984 et le deuxième sacre de Laurent Fignon sur la Grande Boucle, le cyclisme français cherche un leader capable de rivaliser avec les meilleurs lors des grandes courses à étapes. Plusieurs ont postulé, aucun n’a véritablement confirmé. Exception faite de Laurent Jalabert, lauréat de la Vuelta et quatrième du Tour de France 1995, et par ailleurs roi des classiques.
Le cyclisme s’est étendu sur la planète, le dopage a faussé la donne… les explications de ces « défaillances » françaises sont plurielles, Bernard Hinault sous-entend même régulièrement que les tricolores « ne font pas assez d’efforts à l’entraînement pour faire face à la rude concurrence ». Un seul coureur échappe à sa critique : Romain Sicard. Et il est loin d’être le seul de cet avis.
Le jeune Bayonnais (22 ans) issu de la piste (champion de France du scrtach en 2008) a, il est vrai, déjà prouvé l’étendue de son potentiel en remportant le Tour de l’Avenir 2009, dévoilant de très intéressantes capacités en montagne, ou en devenant champion du monde sur route espoirs la même année. Pas mal pour une apparition dans les rangs du cyclisme professionnel !
On ne l’a cependant pas encore vu à l’œuvre sur les épreuves phares du calendrier international, ses employeurs de l’équipe basque espagnole, Euskaltel-Euskadi, lui laissant le temps de mûrir : « J’ai décidé de prolonger mon contrat (jusqu’en 2012), confiait-il ces derniers jours. Je n’ai pas hésité. Cela fait deux ans à présent que j’évolue avec eux. Jusque-là ils m’ont permis de progresser et de m’épanouir sur un vélo. Ils ont mis tous les moyens à ma disposition afin que je puisse travailler dans les meilleures conditions. » A l’horizon, une première participation à un grand tour en 2011.
En attendant, Romain Sicard peaufine son expérience. Après le tour de Burgos et l’Eneco Tour, qui s’est terminé hier, en Allemagne, le public berrichon aura le privilège de le voir à l’œuvre, dimanche sur la Classic. Qui sera d’ailleurs sa dernière course d’une saison 2010 sans succès majeur. Il sera donc doublement motivé même si le tracé n’est pas forcément le plus adapté à ses possibilités. L’occasion est belle, en tout cas, de côtoyer un (peut-être) futur grand.
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